Trois questions à Joëlle Valat, responsable des services généraux de 4D.
4D est une entreprise d’envergure internationale, développe et édite un ensemble de solutions de développement logiciel et de bases de données.
Sur 80 personnes, on compte 35 à 40 % de fumeurs.
Votre entreprise appliquait-elle bien la loi Evin ?
Oui, nous étions en règle. Personne ne fumait dans son bureau, même individuel. Nous avions créé un fumoir en amputant la salle de repos de sa partie avec fenêtres car nous n'avions pas installé de système d'aération.
Quels changements majeurs entraîne cette nouvelle loi ?
Nous venons de supprimer la pièce fumoir car nous ne voulions pas investir dans des systèmes d'extraction d'air coûteux. Résultat : les fumeurs sont priés d'aller fumer dehors, ce qu’ils faisaient déjà, d'ailleurs pour la plupart. Nous les encourageons cependant à fumer dans la cour plutôt que devant l'entrée pour une question d'image.
Quels bénéfices retirerez-vous de la loi ?
Des bénéfices très concrets : je faisais lessiver la pièce fumoir tous les 2-3 mois, je pourrais désormais faire faire autre chose au personnel d'entretien.
Je pense aussi que les fumeurs vont baisser leur consommation, voire arrêter. |